Reconquérir les friches agricoles pour leur donner un nouveau souffle

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  • L'Agglomération entame un ambitieux projet de reconquête des friches agricoles en partenariat avec la chambre d'Agriculture de Vaucluse et la SAFER en répondant à un appel à projet européen ouvert par la Région SUD visant à la mise en valeur et à la préservation du foncier agricole et naturel.

    Il existe sur le territoire, comme sur l’ensemble de la Région SUD un paradoxe : des agriculteurs ont du mal trouver des terres agricoles en zones péri-urbaines là même où des friches se développent.

    Forts de ce constat, les élus de Luberon Monts de Vaucluse Agglomération, qui ont à cœur de protéger l’agriculture comme maillon essentiel dans l’économie locale, se sont engagés dans une stratégie locale de préservation et de mise en valeur du foncier agricole et naturel, sur 10 communes du territoire, en répondant à un appel à projet européen ouvert par la Région SUD – Provence-Alpes-Côte d’Azur. L’Agglomération, chef de file de cette opération, a mobilisé à ses côtés de nombreux partenaires institutionnels, de la filière agricole et associatifs.

    La SAFER (société d’aménagement foncier et d’établissement rural) et la Chambre d’Agriculture de Vaucluse ont entamé un travail de recensement de ces friches agricoles. Le but est d’approcher les propriétaires pour comprendre les raisons qui les poussent à conserver ces terres sans les exploiter. La première cause s’apparente souvent à de l’attentisme spéculatif, c’est-à-dire que les propriétaire attendent, bien souvent en vain, que leur terrain devienne constructible pour le vendre plus cher.

    Ce qu’il faut savoir, c’est qu’aujourd’hui, un terrain agricole non exploité ne prend pas de valeur, bien au contraire. Une friche n’étant plus irriguée ni cultivée, elle se dégrade. Pire, assimilée à un terrain vague, elle est souvent l’objet de dépôts sauvages qui la souillent.  Par ailleurs, une friche peut présenter un problème sanitaire car des maladies et ravageurs peuvent s’y développer et ainsi contaminer les terres voisines, cultivées ou non. Le risque d’incendie y est aussi multiplié faute d’entretien. Parallèlement à ça, il est faux de penser que ces terres, même non exploitées ne coûtent rien à leur propriétaire. Ce dernier doit s’acquitter de la taxe sur le foncier non bâti, de la taxe due à l’ASA (association syndicale autorisée) et de l’abonnement à la Société du Canal de Provence.

    S’il n’est pas en mesure d’exploiter sa terre, le propriétaire n’est pas obligé de subir cette situation et a la possibilité de louer, voire revendre, son terrain à un agriculteur. Il peut pour cela se rapprocher de la SAFER qui le mettra alors en relation avec un paysan et qui l’assistera dans les démarches administratives.

     

    Pour en savoir plus :

    www.safer-paca.com

    www.paca.chambres-agriculture.fr/la-chambre-dagriculture-du-vaucluse

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